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 Faits étranges et anormaux : rapport d'enquête

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Lunalis
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MessageSujet: Faits étranges et anormaux : rapport d'enquête   31.10.13 18:33

Rapport d’enquête n° 215 : Ondine Azury
Par l’inspecteur Artholmes Sherlis.

Il existe certaines histoires inexpliquées, qui amèneront toujours des questions et discussions entre tous afin d’y trouver une théorie. Mais généralement, aucune véritable explication n’est possible, et le mystère est voué à perdurer. C’est l’une de ces histoires que vous allez lire aujourd’hui, à condition que vous ayez le cœur bien accroché.
Vous pourrez également la raconter autour d’un feu, lors d’un soir de pleine lune, de préférence dans un lieu inquiétant comme une forêt. C’est ce qu’on appelle une histoire qui fait peur, déconseillée aux enfants.

Celle-ci est sous forme d’écrits retrouvés. Je vais brièvement présenter son auteur, avant de vous retranscrire mot pour mot ce qu’elle a couché sur papier.
Ondine était une belle sadida d’Amakna, très populaire auprès des hommes du village. Elle restait cependant toujours célibataire, préférant la compagnie de ses amis à la compagnie d’un homme qui lui collerait aux basques. Elle se sentait libre, et c’est tout ce qui importait. Malheureusement, certains événements fâcheux s’immiscèrent dans la vie d’Ondine, et c’est là que sa vie vira au drame... Voici son histoire.

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



Ce matin, j’ai reçu un message super inquiétant. Il y a une semaine j’étais avec un ami au village, Marty. On a bu un coup et on a discuté d’une histoire très personnelle, de quelque chose d’assez grave qu’on a fait il y a plusieurs années.
Quand j’ai lu le message, une sueur froide m’a parcouru tout le long du dos : une partie de cette conversation était écrite, mot pour mot. J’ai froissé le papier et c’est à ce moment que j’ai entendu trois coups très violents venant du rez-de-chaussée, suivis d’un cri de femme strident. J’étais terrifiée et je n’ai pas osé descendre. Je suis seule dans la maison… Normalement.
J’écris ces mots car si quelque chose d’horrible venait à se passer, quelqu’un saurait ce qu’il m’est arrivé.

-----------------------------------------------

Aujourd’hui, il ne s’est rien passé. Je ne suis toujours pas descendue, mais j’ai essayé de contacter Marty par Tofu pour savoir s’il me fait une blague ou s’il sait quelque chose. Je n’ai pas reçu de réponse.
J’ai regardé à nouveau le papier, il était écrit ces lignes :
« - On n’avait pas le choix et les choses se sont tassées maintenant.
- Combien de fois as-tu fermé le cadenas ? Tu es sûre qu'il y a aucun risque que quelqu'un le découvre ?
- Mais punaise je te l'ai assez répété, d'ailleurs t’étais là tu m'as vu le fermer, on a brûlé Bill et on l'a fermé, c'est fini. »
Je ne peux pas en dire plus sur ce carnet, si quelqu’un découvre ce qu’on a fait, je suis fichue.

-----------------------------------------------

Je me sens mal, je transpire, j’ai le cœur qui bat. Tout ce qu’il s’est passé cette nuit de 632 revient dans ma tête…

-----------------------------------------------

Je n’en peux plus, il faut que ça sorte, tant pis. J’espère que Marty ne verra pas ces notes, sinon il va me tuer.
Moi et Bill, nous avons toujours été de très bons amis. Quand on était adolescents, on allait toujours voir des matchs de Boufbowl ensemble.
Tout a commencé en octolliard 631. On avait remarqué une femme un peu corpulente, aux cheveux en bataille, portant une chemise de nuit rose, qui avait l’air de nous suivre. C’était très effrayant, surtout qu’il faisait déjà presque nuit à ce moment. On continuait d’avancer sans y prêter trop attention, mais elle nous regardait fixement. Sa démarche était très étrange, on aurait dit qu’elle ne marchait pas, mais lévitait au-dessus du sol. Nous sommes rentrés sans problèmes ce soir-là.
Mais le lendemain, nous l’avons recroisée. Elle nous suivait encore et encore, sans nous lâcher du regard. Puis le même manège s’est répété chaque soir, elle était toujours derrière nous. Nous osions à peine en parler entre nous tellement cela nous terrifiait.

Durant la même période,  j’ai retrouvé plusieurs gravures de moi étant gamine. Et l’une d’entre elles a attiré mon attention : c’était une gravure de moi dans un stade de Boufbowl avec mon père, sous la pluie. Et derrière nous, sortie de nulle part comme dans un roman d’horreur, cette femme. Celle-là même qui nous suivait chaque soir.
J’étais terrorisée, et j’ai montré la gravure à Bill. Et un soir, paniqué, il me dit qu’il avait aussi retrouvé une gravure de lui quand il était petit, sur laquelle la même femme apparaissait mystérieusement. Encore plus étrange, la date sur la gravure était exactement la même que sur la mienne, et quasiment la même heure. Mais à ce moment nous étions à 60 kilokamètres l’un de l’autre, comment était-ce possible ?

Les nuits qui suivirent furent remplies de cauchemars. J’avais peur de sortir, je n’avais plus faim, j’étais comme prise au piège. Tous les jours, cette femme nous suivait. Jusqu’à cette nuit de 632…

Pour oublier tous ces faits inquiétants, nous avons voulu nous changer les idées avec Bill. Nous sommes donc allés voir un match de Boufbowl. Mais en rentrant du match, le cauchemar a recommencé. Bill s’est mis à sursauter en regardant dans une direction. Regardant aussi, j’ai vu avec effroi la femme qui nous suivait, derrière une fenêtre. Frissonnant, j’ai dit à mon ami d’accélérer le pas, ne voulant pas rester dans le coin plus longtemps.
Mais alors qu’on avançait, on l’a vue derrière une autre vitre, puis une autre et encore une autre. Puis on s’est mis à courir, traversant différents quartiers d’Amakna, mais elle nous suivait toujours en nous fixant derrière les fenêtres des maisons. En panique, on courait dans tous les sens, espérant la semer.
Puis, extenués, on est allés nous cacher derrière une maison, adossés contre le mur. Et on a attendu. Une minute, deux minutes. Le temps nous paraissait interminable. On était pétrifiés, muets. La rue était déserte, et l’atmosphère étrange : il faisait chaud, puis froid, et ainsi de suite.




Espérant qu’elle ait disparue, je me suis relevée et retournée. Puis je l’ai vue, derrière la vitre sous laquelle nous étions cachés. J’ai poussé un hurlement, et je suis partie en courant sans m’arrêter, suivie par Bill. Puis nous sommes arrivés dans un vieux quartier, où les maisons étaient disposées en cercle. Nous habitions ici depuis des années, et pourtant nous n’avions jamais vu ce quartier, alors que les maisons semblaient anciennes. Chose étrange, les maisons, qui placées en cercle, formaient un cul-de-sac. Le seul moyen de sortir d’ici était de faire marche arrière. En nous retournant, vision d’horreur : la femme s’avançait vers nous, lentement, la tête baissée.
Elle s’est arrêtée, a levé la tête, les bras, tout doucement. Puis, inspirant, elle a poussé un cri surhumain, strident, déchirant presque mes tympans. Bill est tombé au sol, et une crampe m’a pris les jambes.

C’est à ce moment qu’une chose impensable est arrivée. Tous les souvenirs de mon ami, tout ce qu’il connaissait est entré dans ma tête. Je savais tout sur lui, de sa naissance à ce jour, comme si j’avais été lui. Et il en était visiblement de même pour mes souvenirs, qui avaient rejoint son esprit.
Tout s’est mis à défiler, les bons souvenirs comme les mauvais. Tout ce qu’il avait fait dans mon dos, les conspirations, rumeurs… Puis un souvenir précis nous est parvenu à tous les deux au même moment : lorsqu’on était tout gamins, on a voulu enterrer une arme volée à mon père. Mais en creusant, on est tombés par hasard sur une urne. Je lui avais confié pour qu’il la ré-enterre, mais j’ai appris avec ce souvenir qu’il avait simplement jeté les cendres dans le lac tout proche. Et un flash m’est soudainement apparu : ce lac… il se trouvait ici-même, où on se tenait à ce moment. A la place de ce quartier.

J’ai voulu l’injurier, lui demander comment il avait pu faire tout cela. Mais j’ai à peine eu le temps d’ouvrir la bouche que la femme, que j’avais presque oubliée, s’est ruée vers nous en hurlant.
On s’est alors précipités vers les maisons, dont l’une d’elles était ouverte. Arrivés à l’intérieur, on a précipitamment fermé puis bloqué la porte. Il faisait sombre, et il n’y avait aucune fenêtre. Mais on y voyait assez clair pour remarquer, sur une table, d’étranges écrits qui dégageaient une sorte de lueur. Ils racontaient que dans chaque maison de ce quartier se trouvait un grenier abritant une femme, enfermée volontairement. La dernière ligne spécifiait « Espérons qu’elles n’aient jamais à sortir d’ici ».
Plus aucun doute n’était possible. Cette femme qui nous poursuivait, c’était l’une de celles qui étaient enfermées, et l’urne qu’on avait trouvée des années plus tôt devait avoir un rapport.

Soudain, un bruit venant du grenier nous a tiré de nos pensées. La trappe s’ouvrait lentement, sans que l’on sache ce qui allait en sortir… Puis sans raison, une sorte folie m’a envahi : saisissant une chaise, je l’ai abattue violemment sur le crâne de Bill, qui est tombé, assommé. Puis regardant à nouveau vers la trappe, je n’en ai pas cru mes yeux lorsque j’ai vu sortir Marty, un autre de mes meilleurs amis. D’une voix tremblante et étonnée, je lui ai demandé ce qu’il pouvait bien faire ici. Il s’était apparemment réveillé dans le grenier sans se souvenir de comment il était arrivé là. Voyant Bill au sol, il m’a demandé des explications. Je n’ai pas su lui en fournir, et c’est à ce moment qu’il s’est relevé.
Marty l’a aidé à se redresser, puis lui a soudainement fait un croche-pied et l’a plaqué contre le sol. Je n’ai même pas pris la peine de lui demander pourquoi il avait fait cela, car on était tous les deux pris de pulsions démoniaques, qui nous poussaient à tuer Bill. Comme si son destin était maintenant inévitable. Des voix résonnaient dans ma tête, me disant de l’achever. Alors on lui a donné des coups répétés, tout en criant comme si on était possédés. Puis Marty a pris un couteau qui traînait sur un meuble, et ce fut l’un des moments les plus horribles de ma vie. Il l’a éventré sèchement, ses boyaux se répandant sur le sol. Puis je me souviens qu’on était là, à le regarder, reprenant peu à peu nos esprits et contemplant le drame qui venait de se produire. Nous étions plus terrifiés par nos propres actions que par la précédente femme, qui était certainement à l’origine de tout cela.

Affolés, on a cherché un moyen de cacher le corps. Comme si tout était planifié à l’avance, un cadenas, de l’alcool et une torche étaient à notre disposition. Ce qui nous a suffi pour brûler le corps et fermer à tout jamais la porte de cette baraque avec le cadenas. La femme ayant disparue, on est rentrés chez nous, marqués à jamais par ces événements. Je n’ai pas réussi à dormir de la nuit, repensant à la scène. Je ne suis pas sortie de chez moi pendant des jours, traumatisée. J’ai appris par la suite que des enquêteurs s’étaient penchés sur la disparition inexpliquée de Bill, mais les recherches n’ont rien donné. S’ils retrouvent ces écrits, c’est fini pour moi.

Bill avait dû être puni par une force qui nous dépasse tous, et qui s’est servie de nous pour le tuer. Jeter les cendres lui a valu une mort atroce. Prenant mon courage à deux mains, je suis retournée à l’emplacement de la maison quelques années plus tard, mais à ma grande surprise, l’étang où les cendres avaient été déversées s’y trouvait à nouveau.
Reprenant enfin une vie normale, nous avons essayé d’oublier, Marty et moi, cette terrible histoire. Nous n’en n’avons jamais parlé à personne, et c’est bien la première fois que je décide de la raconter par écrit…

Maintenant, j’aimerais comprendre ce message, qui citait notre discussion de la semaine dernière. Qui est derrière tout ça, pourquoi nous en veut-on encore ? Marty ne répond pas à mes messages, c’est inquiétant.

-----------------------------------------------

C’est incroyable, une sorte d’odeur de mort s’est propagée au rez-de-chaussée ! Le fantôme de Bill viendrait-il me hanter pour se venger ? Je n’ai toujours pas de nouvelles, et je vais devoir quitter cette maison si les esprits s’en prennent à moi. C’est complètement insensé…

-----------------------------------------------

L’odeur commence à monter. Ce matin, une ombre féminine est apparue dans le couloir, comme cette femme qui nous poursuivait autrefois. Je suis allée frapper chez Marty, personne n’ouvre et un bruit de souffle s’entend à travers sa porte. Je sens la fin arriver… Ils viennent me chercher.




~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

C’est ici que prennent fin les écrits d’Ondine, sans explication. Je n’ai malheureusement trouvé aucun indice sur sa disparition, et l’emplacement de sa maison est vide. Oui, vide, la maison a… disparue. Le carnet a été retrouvé aux alentours, ainsi que certaines de ses affaires personnelles. Personne ne peut dire où elle est passée, ou même si elle a réellement existée. Tous ces mystères sont bien loin d’être éclaircis, et ne sont pas rassurants. Ces événements se sont produits durant la période d’Halouine, restez donc sur vos gardes… Je n’aimerais pas avoir d’autres affaires de ce genre sur le dos.

Fin du rapport d’enquête n°215,
Inspecteur Artholmes Sherlis.




« Agrr… Je fais peur hein ? » (Tofu by Guichi)


Lunalis, zobal qui n'a plus toute sa tête.
Quand la vie apporte des questions, Google donne les réponses.
Tempora mutantur et nos mutamur in illis.
0n 7h3 !n73rn37, 411 6!r15 4r3 m3n, 4nd 411 k!d5 4r3 und3rc0v3r FB! 463n75 0r P3rv3r73d Ju57!c3 D3c0y5.
7h3 c4k3 !5 4 1!3.
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