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 De l'art de manier le fouet

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Panoo
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Masculin Divinité Osamodas
Âge Âge : 24 ans
Origines Origines : Sufokia
Compétences Compétences : Fouet, Maladresse, Alchimie, Procrastination
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MessageSujet: De l'art de manier le fouet   07.09.15 21:22

« Le soleil se levait au-dessus de l'immensité bleutée qui enserrait les fragiles coquilles de noix amarrées au port de son étreinte puissante. En cette aube nouvelle, la Mer d’Asse s’habillait d’une multitude de reflets chatoyants sous la caresse des rayons solaires, offrant aux rares passants qui flânaient sur les quais de Madrestam le spectacle somptueux d’un océan couvert de pierres précieuses scintillantes.

A l’ombre d’un frêne, une silhouette bougea.
Réveillé par un rai de lumière particulièrement taquin qui avait percé le feuillage du vénérable végétal, l’individu s’étira dans un bâillement sonore, faisant craquer ses articulations ankylosées en grimaçant de douleur. Posé à son côté, son vieux bonnet élimé s’agita à son tour et laissa apparaître la bouille encore passablement endormie d’un bloalak qui bailla lui aussi, singeant l’attitude et la posture de son maître quelques instants plus tôt. Puis, il se tourna vers l’Osamodas et poussa une série de petits grognements, exprimant ainsi son mécontentement d’avoir vu sa grasse matinée à ce point tuée dans l’œuf.

« Oui, je sais, moi aussi je me serais bien reposé un peu plus, mais on a du pain sur la planche. » Maugréa ce dernier, comme en réponse aux récriminations de la boule de poils bleutés qui râlait devant lui.

Le disciple du dieu cornu tira alors une fiole blanchâtre de sa sacoche et en avala le contenu d’un seul coup avant de la ranger, le visage marqué par une moue dégoutée.
« Jamais je ne me ferrais au goût salé de ce truc. » Commença-t-il, comme s’il s’adressait à la petite créature qui faisait tranquillement sa toilette à côté de lui. « Tu ne crois pas que les Eniripsas auraient pu y penser en la mettant au point ? Faut être Iop pour penser qu’un traitement fonctionne mieux quand il a un goût infect. »
Son compagnon à poil arrêta de se lisser le pelage à coups de langue et, levant les yeux vers son maître, lui lança un regard interrogateur. Voyant l’expression du bloalak, l’Osamodas se radoucit et, le prenant dans ses bras, il se mit à câliner l’adorable petit être bleu tout en regardant Madrestam se réveiller.

Le temps était bleu et clair ce matin-là, aucun nuage ne moutonnait paresseusement dans l’azur et le soleil, qui grimpait progressivement dans le ciel, éclaboussait les pavés humides de Madrestam avec force et entrain. Au-dessus de la jetée sur laquelle se tiendra, dans quelques heures, la criée, les mouettes tapageuses criaient et se chamaillaient déjà, attendant impatiemment le retour des navires de pêche pour pouvoir petit déjeuner. Ailleurs, les quais s’animaient aussi. Des matelots s’extirpaient des bouges sordides et des tavernes douteuses dans lesquels ils avaient passés la nuit, baillant, le regard fatigué, l’haleine chargée et le pas chancelant. Des camelots en tous genres installaient leurs échoppes à leurs emplacements habituels, bavardant entre eux tout en déballant leurs marchandises. Partout, des gens, du bruit, des odeurs, des couleurs, le tout mélangé dans l’anarchie la plus totale. C’est tout ce qui faisait le charme de Madrestam un jour de marché qui s'étalait maintenant sous les yeux de l’Osamodas et de son bloalak.

« Eh bien, je crois que la sieste est définitivement terminée. » Soupira l’invocateur en posant son familier au sol. « Maintenant, au boulot. »
Mais c’était plus facile à dire qu’à faire. La potion Eniripsa n’avait, finalement, fait que peu d’effet, son organisme y étant de plus en plus résistant, et il dut s’appuyer de toutes ses forces sur sa canne en merisier sculpté pour se relever.
Aujourd’hui était un mauvais jour, ses jambes le faisaient souffrir et il avait pourtant de nombreuses choses à faire et des gens à voir avant que le soleil ne disparaisse derrière l’horizon. Traîner ainsi la patte ne lui ferait certainement pas gagner du temps.
Ajustant sa sacoche en cuir de cochon de lait, il se mit en route, claudiquant à en faire pâlir d’envie le célèbre médecin Enutrof, A. Ousse. Perché sur son épaule, Hctits le bloalak scrutait la foule et le paysage, l’œil vif et le regard curieux.

Il se traîna ainsi jusqu’aux portes de son débit de boisson préféré sur le port, le « Pichon qui pète ». Aussi raffiné que son nom le laissait supposer, le bouge immonde possédait une solide réputation lorsqu’il s’agissait de frayer avec la racaille désargentée de Madrestam et les petites frappes en tous genres qui venaient ici dépenser leurs maigres richesses dans une bière, qui tenait plus de la pisse de boufton que d’autre chose, ou dans une des catins fatiguées par la vie qui se tenaient sur la mezzanine, mollement appuyées sur la rambarde, le visage et le corps marqués par une existence de misère et de galère.

La taverne était aussi bien entretenue qu’elle avait bonne réputation, c’est dire. Les tables étaient incrustées de bière, de sang, et de sueur, les chaises étaient bancales et certaines étaient amputées d’un pied. Les murs, faits de planches vermoulues et pourrissantes, emplissaient l’air déjà vicié d’effluves puants et écœurants. Pas une chope n’était intacte et le traditionnel miroir situé derrière le comptoir avait disparu depuis bien longtemps sous une épaisse couche de saleté. Tout ici respirait la crasse et la vétusté, depuis les grossières poutres de chêne au plafond jusqu’aux orteils de Ralph, le tenancier.

Lorsqu’il poussa la porte grinçante et commença à avancer dans la salle, l’Osamodas tiqua. Là où, d’habitude, chacun se mêlait de ses petites affaires et ignorait soigneusement celles des autres, les trois pauvres bougres déjà, ou encore nul ne savait, installés dans la salle commune et qui cuvaient leurs déboires de la veille, s’étaient retournés sur leurs sièges branlants et le dévisageaient, le jaugeaient du regard au fur et à mesure qu’il progressait vers le comptoir, avec une attention toute particulière pour l’étrange animal bleu qui trottinait gaiement à ses côtés.

Boitant jusqu’à sa destination et tentant d’ignorer leurs regards étranges, le disciple du dompteur de dragons annonça, parlant d’une voix forte et claire :
« Taulier ! Un ragoût et une pinte ! Et pas trop sale le bol et la pinte ! »
Une voix chevrotante se fit entendre en réponse, provenant de l’arrière cuisine.
« Oh boudiou ! Qu’est qu’tu viens fout’ là toué ? »
Interloqué, l’Osamodas ne sut que répondre, et devant son air surpris et ahuri, le vieux tavernier continua, une pointe de tristesse dans la voix.
« T’as pas l’air bien au jus … Pauv’ tit gars … J’t’aimais bien moué, t’étais pas bin méchant et pis tu payais t’jours, même quand qu’t’étais beurré … Mais là … Ch’peux comme qui dirait rien y faire. »
Reprenant contenance, l’invocateur pressa le tenancier de questions.
« Mais de quoi parles-tu Ralph ? Tu deviens gâteux ou tu as une arakne au plafond ? »
« Jette un oeil au panneau des primes … J’suis désolé p’tit père … »

Inquiet, l’adepte du dieu cornu se pressa de s'exécuter et se dirigea vers le vieux panneau d’affichage branlant aussi vite que le lui permettait sa patte folle. Scrutant alors la vétuste plaque de bois, il découvrit, entre une annonce proposant des cours de langues Bwork et une publicité pour le bordel du “Chaud Wabbit”, le parchemin suivant :
Spoiler:
 

Après un bref moment d’inaction dut à la surprise, l’Osamodas reprit ses esprits et, après l’avoir rageusement arraché, il glissa l’avis de recherche dans sa sacoche avant de retourner vers le comptoir, ses cornes frétillantes de colère.
« Tu te rends compte ? J’arrive pas à y croire ! »
« Oué, j’sais bien p’tit père, si l’vieux Ralph y peut faire qu’est qu’chose pour toué, tu l’dis hein … »
« Non mais cinquante kamas ! Cinquante kamas ! C’est une honte ! »
« Hein ? »
Tirant l’affiche de son sac, il la colla sous le nez du tavernier.
« Regarde la prime ! C’est un scandale ! Une prime aussi ridicule que ça ! Et je passe pour quoi moi là, hein ? Si je pouvais, j’irais me plaindre ! Tu te rends compte ? Je vais avoir tout les gardes sur le dos pour cinquante kamas ! Fiente de trool ! »
Éclatant de rire devant le ridicule de la situation, le vieillard lui répondit.
« C’est pu l’Roublard qui valait trois milliards, c’est l’Osamoda’ qui valait cinquante kamas ! »
« Vas-y Ralph, moque toi. Pour la peine, j’me barre ! » Puis en s’adressant à son bloalak. « Allez viens, Hctits, on s’en va. »
Et, vexé, il boita le plus dignement possible jusqu’à la sortie, ignorant au mieux les regards moqueurs et les sourires goguenards des occupants de la salle commune.

S’extirpant du « Pichon qui pète » fou de rage, il s’engagea dans la ruelle qui s’éloignait du brouhaha et de la cohue du port pour longer la rivière jusqu’à la côte. Il aimait prendre ce chemin quand il avait besoin de se clamer les nerfs.
Avisant un coin tranquille, il s’adossa contre un merisier qui poussait là, derrière un petit bosquet qui le cachait de la route.
« Cinquante kamas, j’te jure … » Maugréa-t-il en posant son sac à terre. Le petit bloalak, sentant son maître contrarié, vint se planter devant lui, une moue inquiète peinte sur son visage poilu. Attendri, l’Osamodas s’accroupit et ouvrit en grand ses bras.
« Allez, viens là boule de poil. »
Et tandis qu’il câlinait l’adorable bestiole, il parla, comme pour lui expliquer la situation.
« Ne t’en fais pas va. Pas besoin de se faire du mauvais sang pour si peu, tout va bien aller. Il va juste falloir faire un peu plus attention ces prochains jours, le temps que l’affaire se tasse. Et puis, je t’aimerais toujours tu s… »
Le craquement d’une branche brisée sous une semelle l’interrompit.

Inquiet, il reposa son familier derrière lui et attrapa son fouet, scrutant les bosquets qui lui faisait désormais face. Quoiqu’il allait en sortir, il devrait le combattre si il s’agissait d’un ennemi, la rivière Kawaii dans son dos lui interdisait toute solution de repli.
Une voix s’éleva d’un buisson à sa droite.
« Hé boss, j’crois qu’il nous a r’péré ! »
« Vu le boucan que tu fais, à moins qu’il ne soit sourd, c’est évident, cervelle de iop ! »
« Du coup on fait quoi boss, on sort ? »
« Oui bande d’idiot, on sort, et avec vos armes cette fois-ci. »
Trois silhouettes s’extirpèrent alors des fourrés, trois silhouettes que Panoo reconnu immédiatement. C’était les trois soulards qui étaient dans la taverne lors de l’incident avec l’avis de recherche. Deux grands costauds, qui semblaient aussi bête qu’un bouftou, et un petit râblé, l’air sournois comme un prespic. Ils étaient moches, sales et refoulaient un mélange de crasse, d’alcool et de poisson pourri, ils n’auraient pas dépareillés au milieu d’un village bwork. Sûrement des matelots de passage, bien décidé à arrondir leurs soldes avec, faute de sa prime, son équipement et sa bourse, se dit-il, remarquant la lueur mauvaise qui brillait dans leurs yeux.
Sur ses gardes, l’adepte du dompteur de dragons s’adressa aux trois gredins.
« Qu’est ce que vous me voulez ? »
Le plus petit, sûrement le cerveau de la bande, lui répondit.
« Eh bien, d’abord ta tête pour la prime, et ensuite ta mignonne petite bestiole qui doit pouvoir se revendre un sacré paquet de kamas. »
« Pas moyen. Vous pouvez toujours courir. »
Les têtes des coupes jarrets ne lui disaient rien, en tout cas elles ne lui rappelaient aucun avis de recherche en particulier, ce qui signifiait que ce n’était sûrement que des bandits à la petite semaine et qu’il avait toutes ses chances.
« Oh mais c’est que nous avons un courageux ! Et ça me fait plaisir, tu peux me croire, ça fait longtemps qu’on ne s’était pas amusé ! » Lui répondit le petit être, un sourire carnassier plaqué sur le visage. Puis, il s’adressa aux deux trools qui l’accompagnaient.
« Elbmud Dee, Elbmud Doo, chopez moi ce microbe bleu, moi je m’occupe de l’inconscient qui lui sert de maître. »
« Oui boss. »
« D’accord boss. »
Et les deux montagnes de muscles entreprirent de contourner l’Osamodas tout en restant hors de portée de son fouet.
« Si vous touchez à un seul de ses poils … »
Mais il n’eut pas le temps de finir.

Dans un « Bang ! » sonore, le chef de la mauvaise troupe venait de lui lancer et de faire exploser une bombe juste sous son nez. Esquivant d’une roulade, qui lui arracha une grimace de douleur à cause de sa jambe, Panoo se remit rapidement sur pied et entreprit d’accabler son adversaire d’un véritable déluge de coups de fouet, lacérant sa tunique en cuir et la peau qui se trouvait en dessous.
Tandis que leur chef se tordait de douleur, les deux gros bras étaient lancés dans un slalom endiablé aux trousses du bloalak qui avait, semble-t-il, décidé de ne pas se laisser capturer si facilement. Mais là où Hctits était obligé de slalomer entre les obstacles, les deux brutes renversaient et piétinaient tout sur leur passage, gagnant progressivement du terrain sur le petit animal.
De l’autre côté de la clairière, le petit bandit prenait toujours une dérouillée, administrée d’une main de maître et à coups de fouet par Panoo. Mais son calvaire prit subitement fin lorsqu’un piaillement perçant et désespéré résonna.
« Hctits ! »
« On l’a boss ! »
« Virez moi celui là et on se tire ! »
« Ok boss ! »

Abandonnant le sac qui contenait leur larcin, les deux colosses se ruèrent sur l’adepte du dieu cornu complètement abattu, et, avant que celui-ci ne puisse réagir, le catapultèrent dans l’eau sans autre forme de procès. Sonné, ravagé par la tristesse, buvant la tasse, Panoo n’eut que le temps d’entendre les brigands dire qu’ils retournaient à leur planque avant de sombrer dans l’inconscience.

Lorsqu’il se réveilla, le soleil était à son zénith, il était donc resté évanoui plusieurs heures. La tête dans le sable, de l’eau dans les poumons et des algues gluantes dans les cheveux, il mit quelques instants avant de reprendre ses esprits et de se repérer. Il était sur une des plages de la côte d’Asse, pas bien loin, en définitive, du lieu de l’attaque. Se remettant sur pied, il relégua sa douleur au fond de son crâne, et, d’un pas résolu, il se mit en marche. Il parvint au bout d’une petite demi-heure de route à retrouver le recoin où l’assaut avait eu lieu, et, comble de joie, ses agresseurs n’avaient touché ni à sa canne, ni à son bagage, ni à son fouet, qui gisaient là où il les avait respectivement abandonné. Récupérant son équipement, il prit quelques instants pour étudier la piste puis la suivit, se dirigeant droit vers Madrestam et ses faubourgs.
Le trajet lui permit de réfléchir à la stratégie à adopter pour sauver son compère kidnappé. Il ne pouvait y aller seul, le résultat d’un nouvel affrontement ne serait qu’une redite de la précédente confrontation, et de plus, rien ne lui garantissait que les marauds ne fassent pas partie d’une bande plus nombreuse qui attendait bien sagement à leur repaire. Il lui fallait trouver de l’aide, et vite.

Une idée lui vint soudain. Il pourrait peut être … Oui, il trouverait sûrement là bas des aventuriers pour l’aider … Il avait de toute façon prévu d’y faire un tour, il la connaissait de réputation, et espérait que son parchemin de candidature serait accepté pour prendre part à leurs aventures.
Pressant le pas, il se rendit dans le quartier des docks, à la recherche d’une enseigne bien particulière.
Il la trouva au bout d’une bonne dizaine de minutes de recherche, au fond d’une petite ruelle. Un écriteau usé frappé d’une clef d’or sur un fond carmin passé et écaillé, solidement cloué dans le bois, ornait la porte d’une bâtisse visiblement ancienne et qui avait connue des jours meilleurs, mais qui semblait toujours habité. Gravée sur le fronton, on pouvait difficilement lire une phrase qui avait un jour annoncer « Compagnie des Zindes ».

Appuyant sur la poignée, Panoo se rendit compte que la porte n’était pas fermée. Rassemblant alors tout son courage, il poussa la porte et entra.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'en lieu et place de la salle commune à laquelle il s'attendait, se dévoila sous ses yeux un capharnaüm sans nom et les étalages pleins à craquer d'une modeste librairie. D'abord circonspect, puis de plus en plus inquiet, l'Osamodas slaloma entre les amas de livres jusqu'au comptoir pour y faire tinter la petite sonnette qui se trouvait là. Comme sortant de nul part, un vieil individu dégingandé et squelettique, à la peau aussi parcheminée que ses ouvrages, apparut devant lui.
« Bonjour brave monsieur. Bienvenue chez Gibert Vieux, la meilleure librairie de Madrestam. Que puis-je pour vous ? »
Surpris, l'adepte du dieu cornu mit quelques instants avant de reprendre ses esprits et de balbutier.
« Mais ... euh ... Une librairie ? »
« Oui monsieur, de père en fils, depuis quelques générations maintenant. »
« Bah ... Eh ... Euh ... Et la Compagnie des Zindes ? Sur l'enseigne il est dit que c'est ici, non ? »
Le visage de l'individu en face de lui s'illumina alors.
« Hmm ... Aaaaaaah ... Ouiiiiiii ... La Compagnie ... Oui, tout ceci leur a appartenu à une époque effectivement, oui. Cette maison et la série d’entrepôts qui courent jusqu'aux quais et qui se situe derrière. Leurs anciens chantiers navals, oui. Mais cela a été vendu il y a bien longtemps. Mon trisaïeul a acquis le lot et a revendu les entrepôts pour ne conserver que cette magnifique battisse qu'il a reconverti en la librairie que vous pouvez contempler aujourd'hui. »
« Mais ... Et l'enseigne ? »
« Oh. Il ne l'a conservé que pour le côté pittoresque je suppose. Et aujourd'hui, je n'ai plus les moyens de faire enlever et rénover tout ça. Les affaires ne vont pas si bien. L'expansion de la langue Bwork nous a déjà fait beaucoup de mal voyez-vous, et maintenant voici qu'une autre menace apparait, un langage inconnu, le Smesmeuh. C'est une catastrophe. »
Le cerveau de l'Osamodas tournait à plein régime. Tout son plan s'effondrait et il lui fallait trouver une solution, et vite. Rassemblant ses idées, il interrogea l'étrange vieillard.
« Et les Zindes, vous ne sauriez pas où ils ont pu aller ? Où ils pourraient se trouver désormais ? »
« Eh bien ... Oui ... Hmm ... Oui je dois savoir ça, oui. Mais vous comprenez, à mon âge, ma mémoire n'est plus ce qu'elle était ... Peut être que si vous m'achetiez quelques ouvrages ... Oui peut-être que ça aiderait, oui. »
Panoo adorait les livres, et si il avait eu plus de temps, il aurait passé des heures entières à flâner dans ces rayonnages qui débordaient de volumes en tous genres. Mais là, il était pressé. Grommelant et râlant, il entreprit de dicter sa liste au vieux bouquiniste qui semblait rajeunir à vu d’œil tant la présence exceptionnelle d'un client lui faisait du bien.
« Alors, vous m'avez dit, je récapitule, donc, que ce soit bien clair, nous perdrions du temps si je faisais une erreur, et vous êtes pressé, alors, donc, le « Précis de taxidermie - Volume 4 - Craqueleurs et Roches », l' « Encyclopédie d'alchimie - Volume 24 - Flore de l'île Wabbit » et un exemplaire du dernier tome de « Boufbowl et Galipettes », petit chenapan va. C'est exact monsieur ? »

Exaspéré et impatient de continuer sa route, le disciple du dompteur de dragons fit tout pour accélérer la manœuvre, mais tout ses efforts furent vains. Ce n'est qu'une bonne demi-heure plus tard qu'il sortit de la boutique, ses nouvelles acquisitions dans son sac et un morceau de parchemin à la main, sur lequel était inscrit, d'une écriture aérienne et stylisée : « Manoir de Lhambbada - Astrub. ». Le fourrant d'un geste décidé dans sa sacoche, il raffermit sa prise sur sa canne et se mit en route vers sa nouvelle destination d'un pas vif et assuré. Il devait retrouver Hctits. »»




Voili, voilou, après ce petit morceau de roleplay, une présentation rapide de ma personne !

IG, je joue donc sur le serveur de Rykke Errel et j'incarne un adepte d'osamodas, Panoo. Je joue à Dofus depuis maintenant neuf ans, avec une pause de quatre longues années pendant mes études supérieures, tenté que j'ai été par les sirènes d'autres jeux comme League of Legends, Skyrim ou Borderlands. C'est d'ailleurs pendant cette période là que j'ai découvert le JdR papier. Avec un groupe d'amis fan de Lovecraft nous nous sommes laissés tenté par Cthulhu avec lequel j'ai fait mes premières armes dans le domaine. Nous nous sommes aussi essayés à l'Horlogerie des Mondes ainsi qu'à Bloodlust (ce dernier qui reste une de mes meilleures expériences de JdR, et c'est également sur ce jeu que j'ai pu faire les parties les plus mémorables). Pendant cette période, j'ai beaucoup été MJ et je n'ai finalement été que très peu joueur
Mais les années et les études supérieures faisant, nous nous sommes perdus de vue et j'ai arrêté le JdR pendant quelques temps. J'ai repris il y a trois ans, par hasard, sur un forum dédié à Skyrim. Et là j'ai découvert le JdR forum, que j'ai expérimenté aussi sur Borderlands 2 sur un Skype.

J'ai décidé de tenter ma chance chez vous car je souhaite continuer à pratiquer le roleplay sur un jeu que je redécouvre après des années d'arrêt. En effet, je n'ai découvert que récemment que le roleplay était possible sur Dofus et c'est une aventure dans laquelle j'ai envie de me lancer, sur mon serveur de cœur, et avec un clan dont le background et les intrigues m'intéressent.

IRL, je m’appelle Benoît, j'ai 24 ans et je suis actuellement assistant pédagogique en collège en attendant de me décider entre mes études de psychologie ou de communication. Mes passions sont somme toute assez classique, romans (dark fantasy et steampunk principalement), jeux vidéos, films et séries.

Si vous avez besoin de plus d'informations ou s'il y a des trucs à corriger, n'hésitez surtout pas !

Bon jeu !


Dernière édition par Panoo le 10.09.15 11:24, édité 3 fois (Raison : Correction de fôtes.)
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Sibelius
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   08.09.15 8:36

Bonjour et bienvenue sur notre forum !

Ton style d'écriture me plaît beaucoup, et on sent bien derrière cela quelqu'un qui a de nombreuses fois officié en tant que MJ. Presque aucune faute (je n'en ai remarqué qu'une seule : « Puis, il se tourna vers l’Osamodas et poussa une série de petits grognements, exprimant ainsi son mécontentement d’avoir vu sa grasse matinée à ce point tué dans l’œuf. »), et puis texte aéré comme il se doit, bref rien à redire sur la forme.

Sur le fond, ton histoire amorce bien le BG de ton personnage sans trop en dire non plus. De plus il semble bien équilibré (pas au sens propre huhu) entre ses défauts et ses qualités.

Le petit problème va se situer au niveau de la Compagnie ; déjà il faut savoir que si elle a effectivement eu une enseigne au port de Madrestam (chantier naval) ce n'est plus le cas, tout ceci ayant fait faillite et été revendu il y a longtemps. Je suppose que tu voulais faire référence à l'ancien Quartier-Général de la Compagnie qui se trouve en réalité au Château d'Amakna (qui n'est pas loin). Il faut aussi savoir que ce QG ne nous appartient plus depuis que la Compagnie a été officiellement dissoute, et que ton personnage ne nous y trouvera pas ; cependant on peut imaginer que quelqu'un te renseigne sur notre QG actuel qui est situé dans le manoir de Lhambbada à Astrub.

Sur le HRP tu as un parcours assez atypique qui sera très certainement le bienvenu chez nous, c'est toujours bien d'avoir de la diversité entre ceux qui sont spécialisés sur le RP-IG, RP-forum, ou RP de table comme toi. De plus nous avons comme projet éventuel de faire du RP par Skype, ton expérience dans ce domaine pourrait donc nous être utile !

Petite question également, sachant que nous sommes un clan (pas besoin de faire partie de notre guilde pour faire partie du clan), est-ce que tu comptes rejoindre la guilde ?

Bon voilà, je suis pour ton intégration, sans trop de surprises !


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Panoo
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   08.09.15 8:57

Merci beaucoup pour tout ces compliments, ça faisait un petit bout que je n'avais pas RP sur forum et je pensais être un peu rouillé.  

Sibelius a écrit:
Le petit problème va se situer au niveau de la Compagnie ; déjà il faut savoir que si elle a effectivement eu une enseigne au port de Madrestam (chantier naval) ce n'est plus le cas, tout ceci ayant fait faillite et été revendu il y a longtemps. Je suppose que tu voulais faire référence à l'ancien Quartier-Général de la Compagnie qui se trouve en réalité au Château d'Amakna (qui n'est pas loin). Il faut aussi savoir que ce QG ne nous appartient plus depuis que la Compagnie a été officiellement dissoute, et que ton personnage ne nous y trouvera pas ; cependant on peut imaginer que quelqu'un te renseigne sur notre QG actuel qui est situé dans le manoir de Lhambbada à Astrub.

Zut ! J'avais effectivement un doute sur la question. Je modifie ça dans la journée/soirée, histoire que ça colle avec votre histoire.

Sibelius a écrit:

Petite question également, sachant que nous sommes un clan (pas besoin de faire partie de notre guilde pour faire partie du clan), est-ce que tu comptes rejoindre la guilde ?

Je n'ai actuellement aucune guilde, donc oui, rejoindre la guilde serait un plaisir.
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Narya
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   08.09.15 10:55

Coucou et bienvenue sur le forum,

Même avis que Sibelius, j'ai adoré te lire.
Et puis bon, qui pourrait rester insensible à la disparition du petit Hctits ? Pas moi en tout cas !

Je suis pour aussi !
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Panoo
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   08.09.15 12:50

J'ai fait les corrections relatives à la cohérence du background, j'espère que ça ira mieux comme ça.
Il y avait aussi quelques petites coquilles qui trainaient ça et là, il doit en rester encore quelques unes mais bon, personne n'est parfait. ^^

@Narya : Merci beaucoup pour cet accueil !

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Sibelius
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   08.09.15 13:20

J'aime bien comment tu as tourné ça. Donc, a priori, il n'y a plus de problèmes par rapport à la Compagnie ; je laisse mes confrères et mes consœurs faire part de leur avis maintenant !


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Noh
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   08.09.15 18:21

Hello !

J'arrive après l'edit au sujet du background de la Compagnie et je dois avouer que je suis bluffé par ton style d'écriture. On se croirait presque (presque) dans un roman, tant les descriptions et le vocabulaire sont précis.

Sans surprise non plus, mon avis est très favorable !
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Panoo
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   08.09.15 18:43

Merci beaucoup !
J'ai toujours aimé soigner mes descriptions, donc je suis content que ça se ressente.
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Asahy

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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   08.09.15 20:13

*bouche ouverte* POUR !


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Panoo
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   09.09.15 6:34

Quel accueil ! Merci beaucoup !
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Pitufo
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   09.09.15 16:09

Pour !
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Sibelius
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   10.09.15 19:20

À l'unanimité donc, Panoo est accepté au sein de la Compagnie des Zindes, et se déroulera sous peu un petit entretien en jeu afin de l'intégrer dans notre bien chère organisation.


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Sibelius
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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   11.09.15 15:47

Entretien avec Panoo ce soir à 21h00 !


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MessageSujet: Re: De l'art de manier le fouet   

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De l'art de manier le fouet

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