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 Otomates, Ta-fioles et Archi-mie.

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Katraz

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Masculin Divinité Iop
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MessageSujet: Otomates, Ta-fioles et Archi-mie.   12.03.13 16:09

Je suis né dans une famille de disciple Iop assez bourgeoise, dans la noble citée de Bonta. J'avais tout : beaucoup d'argent, une famille en or et mes parents avaient des relations avec les miliciens de la ville. Peu après avoir reçu mes deux ans, les hauts-gradés de Bonta voulaient
que je deviennent un vaillant guerrier de l'armée de la citée blanche. J'avais déjà une carte de prochain guerrier... j'étais voué à détruire et répandre la terreur.

Mes parents, pacifistes, n'étaient pas de cet avis. S'ils refusaient, ils disaient non à l'ordre et aux règles de Bonta. Une nuit d'Aperirel, trois ans après m'avoir mis au monde, ils partirent avec moi. Loin de cette ville. Nous traversâmes mille et une contrées, les plaines arides de Cania, passant par Astrub. Mon père était humble et généreux, ma mère était douce et rêveuse. Durant ce périple, mes parents usaient de leur argent pour aider les plus démunis. Comme le jour où mon père paya un vieil homme pour qu'il puisse s'offrir à manger, comme le jour où ma mère a enlevé ses bottes faites d'étoffes de Péki pour les donné à un clochard désespéré, comme le jour où mon père aida un misérable enfant à entrer dans l'école d'Astrub...

Arrivés à Sufokia, mes parents étaient devenus pauvres, leur souliers usés, leur capes mouillées, une odeur pestilentielle recouvrant le tout. Ils trouvèrent un capitaine, Kradoc, et lui prièrent au nom de Iop de les laisser partir sur leur bateau. Le vieux bougre leur demanda une somme importante de kamas, que mes parents payèrent sans rechigner. Kradoc demanda aussi mon bonnet de bouftou que ma mère m'avait tricoté un soir d'été. Ma mère le prit et le lui donna. En montant sur le navire, le capitaine failli tomber dans l'eau. Mon père le retint juste à temps.

Le voyage eut été infernal. Le vaisseau était dans un piteux état et il sentait mauvais. Un jour Kradoc lança à mes parents :
"Voyez-vous cette poussière et ces toiles d'araknes ? Ah ! Si mon bateau était propre..."
Mes parents ne comprirent pas.
"Si cette poussière ne disparait pas, je vous exclus de ce voyage, vu ?!"
Mes parents se mirent à gratter avec leurs ongles le plancher moisi du bateau, à souffler la poussière qui s'étalait sur leur visage et à nettoyer le pont avec de vieux ballets pendant une longue journée. Par dessus tout, le soleil brulait et le capitaine sirotait un jus de Kokoko en riant...

Un autre jour, le capitaine leur demanda :
"Pourquoi mes boulets ne sentent-ils pas la rose démoniaque ? Il faudrait les nettoyer, non ?"
Cette fois-ci, mes parents comprirent...
Ils prirent chacun un boulet et les transportèrent vers un bol d'eau pour les nettoyer. Kradoc ayant précisé que le sceau devrait resté en place et que nous ne mangerons pas avant que ce travail soit fini. Lui bien sur continua de siroter son jus pendant que je regardait mes parents travailler durement...

Une semaine plus tard, nous fûmes attaqués par des pirates. C'était un jour dont je me souviendrai toujours. Leur vaisseau nous bombardait de boulets. Nos canons tirèrent mais aucun de nos projectiles ne toucha sa cible... Un missile passa si près de mon père qu'il fut projeté dans l'eau. Kradoc, sentant sa mort venir, regarda un cours instant mon père qui se noyait, prit les commandes et s'en alla... Tout ce que je vus en me retournant étaient les pirates qui repêchaient mon père. Enfin ce qu'il en restait...

Voila comment mon père mourut.

Le capitaine, n'ayant plus assez de nourriture à bord, me prit ma mère et moi pendant la nuit et nous poussa dans l'eau gelée. Il continua son chemin sans même nous aider. Ma mère était en pleure et moi j'étais apeuré. Je venais de perdre mon père. Heureusement que la côte était proche. Nous nageâmes jusqu'au rivage.

Le sable était brulant, ma mère était inconsciente, j'étais en sang, et le tonnerre se rapprochait. Voici les faits. J'avais à peine six ans... Quand je vis une personne s'approcher... s'approcher... s'approcher...

J'étais assis, menotté, ma mère allongée sur le sol. Un vieux personnage arriva et nous dit :
"Ah mais je sais qui vous êtes ! VOUS ÊTES DES VOLEURS ! ARGENT ! Vous avez volé mon précieux... mon précieux... ARGENT ! Vous méritez la mort ! Mais d'abord je veux mon précieux..."
Je le regardais, sans rien dire.
"Ne fais pas l'innocent, sale gamin ! ARGENT ! Je veux juste que tu me rends mon ARGENT !"
Il frappa ma mère avec son pied, et bu un liquide dans une fiole ronde.
"Barrrroushnikof ! C'est la crise mon petit, moi ce que je veux c'est mon argent..."
Une femme entra dans la pièce et cria :
"Gégé Depardiou ! Où êtes vou.. ah vous voici. Mais que faites vous ?"
"Ce gamin est fourbe ! Il a volé mon ARGENT !"
Depardiou prit une 2e fiole et menaça de l'éclater au sol.
"Arrêtez, êtes vous fous ? La vaudkah ne vous calmera pas ! Posez ce coquetel molotoff tout de suite..."
Ma mère se réveilla et lui fit un croche. L'autre dame rattrapa le coquetel au vol. Gégé maugréa et sortit de la salle en courant.

La dame qui nous a sauvé de l'explosion est en réalité l'assistante d'Otomaï. Elle nous présenta au maître des lieux et je fis raconter notre histoire. Otomaï me prit sous son aile et ma mère a hérité d'une belle demeure dans l'arbre Hakam. Aujourd'hui, cette maison où j'ai autrefois passé mon enfance est en cendre à cause d'une expérience qui a mal tourné. Ma mère y a succombé quand j'avais 16 ans. Otomaï me fit apprendre l'alchimie jusqu'à mes trente ans. Pendant cette vingtaine d'années, je l'ai aidé dans d'innombrables quêtes et requêtes que je citerai plus tard...

Que Iop loue mon père et ma mère...
Amen.


Les guerriers dans les plaines,
Dévalent les montagnes,
Poison dans les fontaines,
Traîtrise dans nos campagnes.

Sous une marée de mercenaires,
Nous devons tenir les rangs,
Nous devons tous les mettre à terre,
Nos épées tâteront leur sang.

Que l’on brandisse les épées,
Que l’on fasse sonner le cor,
Vers la gloire, nous devons avancer,
Et demain ...
… nous marcherons sur l’or.
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Eclipseo

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Masculin Divinité Iop
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MessageSujet: Re: Otomates, Ta-fioles et Archi-mie.   14.03.13 8:03

Ton père et ta mère sont à louer ? Quel prix ? Laughing


Ablabla

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Katraz

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Masculin Divinité Iop
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MessageSujet: Re: Otomates, Ta-fioles et Archi-mie.   26.03.13 10:21

Un Magnifique Cadeau d'Anniversaire.

-Concentre-toi un peu ! Ne verse pas trop rapidement le liquide de Kaliptus !
Je me nomme Night-shadow. Cela fait cinq ans que j'étudie l'art de l'alchimie sous l'aile d'Otomaï. Cinq ans après une vie de misère. A vrai dire, je vais bientôt avoir mes treize ans dans quelques jours.
-Bon, il n'y a plus rien à en tirer. Tu peux rentrer chez toi...
Celle qui me fait cours aujourd'hui est la plus dévouée des assistantes d'Otomaï. Elle l'aide et l'assiste dans le projet S.P.A, Service de la Propagation des Âmes. Un service pour l'instant tenu secret. Elle me regarda, prit mon tube à essai et partit en haussant les épaules.

Je pris mon sac, je rangeais mes fioles vides, et je partis jusqu'à ma maison sur l'une des branches de l'arbre. C'était une petite chaumière où il fait bon vivre. Les rayons du soleil éclairaient la cheminée sur laquelle vivait un Poolay et ses enfants. L'allée était fleurie et des Kaskargos s'amusaient en roulant de pierres en pierres.
J'ouvris la porte quand je vis ma mère en train d'arroser les plantes d'intérieur.
-Bonjour Maman !
-Bonjour mon chéri !
Je m'assis sur un tabouret et je commençais à réviser mes leçons pour demain. L'apprentissage de l'alchimie est très dure, surtout avec comme professeur Otomaï. Celui-ci viens de finir une liste de sigles utilisés pour les potions et je devais en plus l'apprendre... On se retrouve donc à la fin avec des S.P.Q.R "Sérums Paralysants Qui fait Râler" ou encore des F.M.I "Fioles Magiques Inflammables".

Ma mère s'assit devant moi, prit le temps de me regarder et commença :
-Pour ton anniversaire, tu veux un gâteau à la Canne Assucre ou à la Canne Abisse ?
-Roh Maman ! Tu sais bien que je déteste la Canne Abisse ! C'est pour les drogués ça... Non j'aimerai bien un gâteau à la Nodkoko comme je les aime !
-Je prends note, chef !

Ma mère partit en souriant et je continuais de réviser.

Après une magnifique soupe à la bave de Kaskargos, je rassemblai mes affaires et je me rendis à l'atelier. Arrivé sur place, je vis Otomaï discuter avec son assistante. Je voyais dans ses yeux que c'était quelque chose de sérieux. Il était mince, grand et avait un regard bienfaiteur. Il portait comme d'habitude un tablier couleur ocre et turquoise, et son bandana bleu qui maintenait ses cheveux. Son bâton était accroché à son dos pour l'utiliser en cas d'attaque de meupettes enragées. Quand il me vit, il me conseilla de m'approcher et me dit :
-Bonjour mon garçon. Aujourd'hui je ne pourrai pas te prendre, mais tu iras voir une personnalité qui m'a toujours aidé dans mes recherches. Il se nomme l'Amiral Stein. C'est un grand homme et un vrai génie. Il se trouve dans une cabane dans la jungle obscure. Il a bien sur des raisons pour habiter dans ce lieu... Allez va ! File !

Dans la jungle obscure ? Otomaï m'y a envoyé plus d'une fois mais je ne savais pas pourquoi un homme habiterait dans ce lieu humide, sombre, et sauvage ? Un fou, pensais-je.
Une petite heure plus tard, j'étais dans la jungle. Maintenant je me rendais compte que j'aurai dû demander à Otomaï où elle se trouvait cette cabane... Je m'avançais toujours et encore, en évitant les monstres rôdeurs. Je vis en effet la cabane...

Il n'y avait pas de porte, donc j'y suis entré. J’aperçus en effet l'Amiral. C'était un vieux énutrof, avec une fine barbe blanche et une moustache de la même couleur. La vieillesse lui a donné de nombreuses rides sur le visage et ses mains étaient tremblantes. Je lui dis :
-Euh... Bonjour. Est-ce bien vous l'ermit... euh le génie dont m'a parlé Otomaï ?
-Ah ! Il m'en dit beaucoup. Un génie ? Non, je ne me sers que de la chimie, de la physique et des différentes matières pour arriver à mes fins. Sais-tu que j'ai inventé les ballons que vendent les forains de la foire du Trooll ? Et aussi le globe du monde des douze qu'utilise le célèbre Mage Hellan ? Et bien sur les Mérydes ! Bien sur le Mage Ax avait aussi la même idée que moi en tête, mais je suis aussi celui qui a découvert les Mérydes. J'en dis tant ! Viens t'assoir mon petit.
Je pris une chaise et je vins m'assoir près du feu, en face de l'Amiral Stein.
-Je suis né dans la ville de Brâkmar. Ah le bon vieux temps ! J'étais un inventeur de renom à l'époque, enfin comme maintenant quoi ! Mais Rushu voulait que je rejoigne ses rangs comme physicien. Mais moi je ne voulais pas servir le chaos et la destruction ! Il a donc envoyé un chasseur de têtes à mes trousses, Dolfy Tlerr. S'il n'est pas mort, il me suit encore, enfin j'espère qu'il est mort... C'est pour ça que je me réfugie ici. Enfin, c'est aussi à cause de mon arme. Une arme de lancer très puissante qui explose au contact. Je la garde en sécurité dans mon coffre. Viens voir !
Il se dirigea vers un coffre poussiéreux et l'ouvrit.
-Voici la Nodkoko atomique, une arme mortelle...
C'était une Nodkoko comme les autres. Avec trois trous et poilues. Il referma aussi vite le coffre, regarda derrière-soi et me raconta une autre histoire.

Je me réveillais le matin du lendemain. Ma mère était devant moi et chanta avec sa voie douce :
-Joyeux anniversaire mon chéri !
-Ah merci Maman !
Il faisait beau dehors. Très beau même. Les Poolays chantaient et les rayons du soleil caressaient la canopée. Je m'habillai, pris mes fioles et mon sac et je me dirigeai vers l'atelier d'alchimie. Je vis sur le chemin Gégé Depardiou. Vous savez, l'homme qui a essayé d'exploser une fiole de Molotoff, ce produit facilement inflammable, au sol d'une chaumière. Il n'était pas bien méchant, sauf un peu fou. Il rendait souvent service à Otomaï lors des expériences à risque. Ce pauvre Gégé est toujours en quête d'argent et des meilleurs affaires... Il me bouscula sans même me voir et me dire bonjour. Il était préoccupé cela se voyait...

Arrivé à l'atelier, Otomaï s'avança vers moi et m'annonça :
-Joyeux anniversaire mon petit ! On n'a pas de temps à perdre ! Commence donc par concevoir une potion bulbique et on verra par la suite.
Il s'en alla au sous-sol et je préparais l'établis de travail.

Quelques heures plus tard, lorsque Otomaï m'apprenait à manier les Tubes longiformes à double sens, j'aperçus L'Amiral Stein arriver en courant vers l'atelier. Il était apeuré, bouleversé et il sanglotait. Il s'avança vers nous et nous dis :
-La... la... la...
-Parle donc, mon vieil ami !
-La Nodkoko atomique a disparu ! DISPARU !

Otomaï fit assoir le pauvre homme et lui dit :
-Tu rêves ! Repose-toi donc...
-Toi aussi rêvais-tu lorsque tu faisais ce que je pensais avec...
-Tais-toi donc ! Il y a le petit...
Nous partions tous les trois en route et nous interrogions tous les passants. Personne ne savait où se trouvait une quelconque Nodkoko. Gégé Depardiou passait par la. Otomaï le prit par la main et lui dit :
-As-tu vu une Nodkoko par hasard, Gégé ?
-Une Nokokoi ? Arrrh ! Si j'en ai vu une dans un coffre ! Il n'y avait pas de pooorte donc je suis entré dans la maison !
-Donne-la nous !
-Mais je ne l'ai plus ! Je l'ai troqué à une dame contre une autre nodkoko. Les affaires marchent, regardez !

Il sortit de sa poche une belle Nodkoko et la donna à Stein. Celui-ci sortit une fiole de son blouson et renversa un liquide visqueux sur la Nodkoko qui devint verte.
-Ce n'est pas la notre...
Je dis à Gégé :
-Où l'as tu trouvée ? A qui l'as-tu troqué ?
-A une dame qui était en train d'arroser ses fleurs... pourquoi ?

-Oh merd...
Cette dame était ma mère, je l'avais deviné. Il fallait que j'aille prendre la Nodkoko. Je courrai le plus rapidement possible jusqu'à apercevoir ma maison. Stein, Otomaï et Gégé étaient derrière moi. J'étais à 20 mètres de ma maison quand... un gros BOUM retentit ! Une explosion rouge et jaune qui explosa les murs de ma maison. La vitre se brisa et les morceaux de verre se plantèrent au sol. Les tuiles volèrent jusqu'à chez nous et l'explosion dégagea de la poussière et de la fumée. J'étais perdu. C'est la que je me mis à pleurer, mes genoux à terre. Otomaï les yeux remplis de tristesse me porta jusqu'à chez lui. Sur le chemin je perdis connaissance...

Voici mon cadeau d'anniversaire : la mort de ma mère...
THE END.


Les guerriers dans les plaines,
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Sous une marée de mercenaires,
Nous devons tenir les rangs,
Nous devons tous les mettre à terre,
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Que l’on brandisse les épées,
Que l’on fasse sonner le cor,
Vers la gloire, nous devons avancer,
Et demain ...
… nous marcherons sur l’or.
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Otomates, Ta-fioles et Archi-mie.

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